Jules Verne

Jules Verne

Résumé

Portrait de Jules Verne Jules Verne Famille sans nom

Ne doit plus exister, ma mère ! répondit Jean. Il n’y a pas de réhabilitation possible pour lui ! On ne peut pas plus lui rendre l’honneur qu’on ne peut rendre la vie aux patriotes que la trahison de notre père a conduits à l’échafaud ! Ce que Joann et moi nous faisons, ce n’est point pour que l’infamie, attachée à notre nom, disparaisse !... Cela, c’est impossible !... Ce n’est pas un marché de ce genre que nous avons conclu ! Nos efforts ne tendent qu’à réparer le mal fait à notre pays, non le mal fait à nous-mêmes !... N’est-ce pas, Joann ?
Source : Wikisource

Portrait de Jules Verne Jules Verne Famille sans nom

Relève-toi ! frère, dit Joann. Ceci, c’est l’expiation !... Sois assez fort pour souffrir !... Relève-toi et partons !
— Où vous reverrai-je, mes fils ? demanda Bridget.
— Ce ne sera plus ici, ma mère, répondit Jean. Si nous triomphons, nous quitterons tous trois ce pays... Nous irons loin... là où personne ne pourra nous reconnaître ! Si nous rendons son indépendance au Canada, que jamais il n’apprenne qu’il la doit aux fils d’un Simon Morgaz ! Non !... jamais !...
— Et si tout est perdu ?... reprit Bridget.
Source : Wikisource

Portrait de Jules Verne Jules Verne Famille sans nom

Comment peindre ce qui se passait dans l’âme de Jean ! Devant les ruines de la maison détruite, là où s’était accompli le dernier acte de la trahison, là où les compagnons de Simon Morgaz avaient été livrés, entendre évoquer le nom de sa mère, revoir dans son souvenir toutes les misères de sa vie, c’était, semblait-il, plus que n’en peut supporter la nature humaine. Il fallait que Jean eût une extraordinaire énergie pour se contenir, pour qu’un cri d’angoisse ne s’échappât point de sa poitrine.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature