H. Emile Chevalier

Résumé

H. Emile Chevalier Les derniers Iroquois

Le bruit sourd et mat, sinistre, d'un corps s'écrasant sur le sol, résonne.
—Ah! exclame Antoine, le malheureux a été découvert; une sentinelle l'a tué!
Léonie n'est plus là! A peine a-t-elle entendu la détonation qu'elle s'est élancée vers la cime du cap. Une ardeur incroyable, surnaturelle, l'anime, lui prête des ailes. Avec l'agilité d'une panthère, elle escalade ces rochers dont l'aspect seul fait frémir, elle arrive au pied de la tour, se penche sur le corps pantelant, brisé, de Co-lo-mo-o, le baigne de ses larmes et de ses baisers.
Source : Gutenberg

H. Emile Chevalier Les derniers Iroquois

Quel est l’esprit de la population à Québec ?
— Sur Québec, monsieur, répondit Co-lo-mo-o, il ne vous faudra pas trop compter. Corrompus par l’or de l’Angleterre ou éblouis par le faste de la cour vice-royale, les habitants n’ont ni l’idée de l’indépendance, ni la fermeté nécessaire pour agir. Quelques fleurs empoisonnées sur les chaînes dont ils sont chargés leur en cachent les meurtrissures.
— Mais dans les paroisses ? reprit impatiemment Poignet-d’Acier.
— Dans les paroisses, c’est différent. Touchez la corde de l’émancipation, elle vibrera dans tous les cœurs.
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H. Emile Chevalier Les derniers Iroquois

L'oeil sanglant, le visage coloré, souriant, Poignet-d'Acier, l'ex-notaire de Montréal, savourait déjà par anticipation cette vengeance qu'il avait attendue, cultivée et mûrie pendant de si longues années; ses regards étaient rivés aux embarcations qui approchaient lentement de la grève; sa main droite frémissait d'impatience en tourmentant la poignée d'un sabre qu'il se disposait à dresser en l'air comme signal du combat, lorsqu'un éclair brilla dans les rangs anglais, la détonation d'une arme à feu se fit entendre, et Poignet-d'Acier tomba le cou percé d'une balle.
Source : Gutenberg

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