Caughnawaga

Définition et enjeux

Ève Circé-Côté Bleu, blanc, rouge

Il arrive souvent qu’au moment d’accepter les liens de notre société, si le sauvage revoit le wigwam paternel, s’il respire l’air libre des champs, s’il flaire la piste du gibier, adieu la civilisation et ses avantages : l’enfant des bois retrouve ses jambes agiles et son œil de lynx !
John Jocks est la personnalité intéressante à Caughnawaga. De par droit, de sang royal il est le chef de la tribu iroquoise, et son blason se lit sur sa figure qui offre le plus pur type de la race indienne. Nez aquilin, yeux d’aigle, sourcils bien arqués, pommettes saillantes et teint cuivré
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Ève Circé-Côté Bleu, blanc, rouge

Les sauvages de Caughnawaga ont conservé dans toute sa pureté l’idiome iroquois, langue bizarre aux sonorités harmonieuses, imagée mais restreinte et incomplète. Les mots abstraits y sont inconnus, ce qui complique la difficulté de donner aux sauvages une compréhension de la théologie, même élémentaire. Les indiens ne connaissent pas le babil et peu la conversation ; ils échangent des paroles concises pour se faire part de leur volonté ou de leurs impressions et affectent beaucoup de solennité dans leurs discours. Leur esprit rêveur est inactif la plupart du temps
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Jules Leclercq Un été en Amérique, de l'Atlantique aux Montagnes-Rocheuses… (1886)

Le nombre des Indiens qui habitent Caughnawaga s'élève à quinze cent soixante-sept 1. Ils ont quarante-cinq enfants à l'école. Ils s'occupent de canotage, de pilotage, de chasse, de pêche, mais n'ont pas le moindre goût pour la culture des champs. Ils ont complètement oublié l'usage du redoutable tomahawk et ne savent même plus se servir de l'arc que maniaient leurs ancêtres. Leurs femmes font de grossières broderies en perles et en poil de caribou qu'elles vendent aux blancs.
Source : Gallica

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