“ Écoute, Râdhéya, ce bruit de flèches variées, de guerriers, de chevaux et d’éléphants rapides ; écoute les sons de la flèche à la surface de la corde du magnanime. Tissues de sa main, on voit les étoffes de diverses couleurs, que l’artiste a produites avec l’argent et l’or, briller sur le char, agitées par le vent. Regarde ces drapeaux d’Arjouna, garnis de clochettes, avec une lune et des étoiles en or, qui vont, secoués par le vent, dispersent de menues étincelles, comme des éclaire au milieu des nuages, et brillent dans le combat, tels que sur une voiture divine. ”
Résumé
Le Mahâbhârata, chef-d'œuvre de la littérature sanscrite, raconte la guerre funeste opposant les descendants des frères Pândou et Kourouides, autour du pouvoir et de la légitimité. À travers les exploits des héros Arjouna, Youddhishthira et Karna, l'œuvre combine batailles épiques, divinités impliquées et dilemmes éthiques, illustrant la grandeur et la tragédie humaine.
Les descriptions de chars, d'éléphants et de flèches symbolisent la violence des combats, tandis que les récits de malédictions et de destins entrelacés soulignent l'interaction entre le destin et la vertu. Ce poème, riche en symboles et en récits moraux, reste un miroir des valeurs et des conflits de l'Antiquité indienne.
Citations de Le Mahâbhârata ()
“ Telle que si le soleil même, grand roi, s’envolait du ciel ! La splendeur éclatante s’inclina pour saluer l’ineffable aux yeux de lotus bleu, adoré dans les mondes ; elle s’absorba toute en lui-même. Et, puissant monarque des hommes, tous les rois, qui en furent les témoins, regardèrent comme un prodige que cette lumière se fût mêlée au corps du héros aux longs bras et du plus grand des enfants de Manou. Un ciel serein versa la pluie, et la foudre tomba flamboyante d’une atmosphère sans nuages, 1586-1587-1588. ”
“ Dans ce poème, où sont prodigués les combats, nous avons dû nous demander comment le corps humain, dont la fragilité n’a d’égal que la démence, avec laquelle nos semblables osent jouer sa durée, pouvait subir les atteintes de vingt, cinquante, cent, deux cents même ou trois cents flèches mordantes, acérées ; et, rouge comme un açoka en fleurs, ruisselant de sang par tous les côtés, conserver la même force physique, le courage intact, le cœur au combat, la vigueur et la bravoure aussi fraîches pour les batailles du lendemain, qu’elles avaient brillé dans les combats de la veille. ”
