“ Alors Bhishma, Drona et Vidoura même lui dirent : « Supporte cela ! Tout repose de cette manière en toi ! » 2377-2378. Karna dit : « Trois hommes dans cette assemblée possèdent assurément ; Bhîshma, Vidoura et le précepteur des Kourouides ; mais ceux qui disent qu’Youddhishthira, le plus méchant des hommes, possède encore quelque chose, sont des gens, qui désirent la richesse et n’ont rien à dépenser ! 2379. » Trois personnes assurément ne possèdent rien : l’esclave, un fils et la femme sous la loi du mari. L’épouse de l’esclave est toute la richesse de l’esclave, noble dame au vil maître. ”
Bhishma
Définition et enjeux
Bhishma, figure centrale du Mahâbhârata, incarne le dilemme entre devoir et vérité dans l'univers hindouiste. À travers ses dialogues avec Yudhishthira ou ses critiques envers Karna, il révèle une tension entre l'idéal moral et les réalités politiques. Les textes le montrent comme un stratège irréprochable, mais aussi un homme troublé par ses choix, comme lorsqu'il condamne l'arrogance de Duryodhana.
Alfred Roussel souligne même sa posture d'homme confronté à l'impénétrable, en invoquant la soumission à la volonté divine. Ce personnage, ancré dans les enjeux de la kshatriya (caste guerrière), reste une clé pour comprendre les enjeux éthiques du Mahâbhârata.
Citations sur “Bhishma”
“ « Blâme de soi, louange de soi ! éloge d’autrui, blâme d’autrui ! cette conduite n’est pas celle des gens honnêtes. » Ces paroles, que nous avons entendues, elles s’adressent à toi, Bhîshma ! 1542. » Personne n’approuve que tu prennes, sans cesse, Bhishma, un sujet d’éloges, que tu ferais mieux d’abandonner, ce Kéçava, pour lequel ton dévouement est folie ! 1543. » Comment, par un simple désir, peux-tu mettre tout l’univers dans un méchant pâtre, dans un homme occupé du soin des troupeaux ! ”
“ Le héros fit retourner son char contre Çâlva ; et tous les rois, à la vue de cette volte-face, devinrent les spectateurs de la lutte entre Çâlva et Bhîshma. 4113. Tels que deux taureaux vigoureux, doués de force et de courage, si entre eux survient une génisse, rien ne peut les empêcher de s’approcher l’un de l’autre en mugissant. 4114. Tout à coup le roi Çâlva, le plus vaillant des hommes, inonda le fils de Çântanou, Bhîshma, de ses rapides flèches par centaines de mille. 4115 À la vue de Bhîshma, que Çâlva le premier avait assailli, l’admiration saisit les rois et : « Bien ! bien ! » ”
