Résumé

Fragments extraits du Kandjour

Cette réflexion faite, Bhagavat lui-même, avec l’œil du Buddha, contempla le monde. Quand Bhagavat contempla ainsi le monde avec l’œil du Buddha, parmi les hommes qui étaient dans le monde, et parmi les êtres qui avaient vieilli dans le monde, il y avait des natures à sens alertes, à sens médiocres, à sens, émoussés, faciles à conduire, faciles à discipliner, ayant peu de corruption naturelle, ayant peu de passion ; ceux-là, s’ils n’entendaient pas la loi, tendraient à tomber toujours plus bas : Voilà ce qu’il vit. À cette vue, Bhagavat en vint à déployer un grand amour pour les êtres.
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Fragments extraits du Kandjour

Le maître de maison, chef de famille, vit le jeune Yaças assis sur son tapis. Alors il (Bhagavat) parla ainsi au jeune Yaças. Jeune homme, viens ! Toi qui, au prix des plus grandes fatigues du corps, par une science qu’on ne t’avait point enseignée, par des vues qu’on ne t’avait point fait connaître, en es venu à méditer sur les quatre vérités sublimes, la douleur, l’origine, l’empêchement, la voie, es-tu tel que tu aies une maison, que tu résides dans une maison ? Les richesses accumulées sont-elles l’objet de tes désirs, et vis-tu au sein des richesses ?
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Fragments extraits du Kandjour

La vérité et l’innocuité, voilà la loi. Le milieu dans lequel le repos et la vieillesse n’existent point, la mort n’existe point, (le milieu) exempt de diminution, c’est la pureté (Brahma ?) .
Tous les deux reprirent : maître, quel est le sens de ce discours ?
— La vérité, cela signifie : par la méditation de la vérité on se fait initier. — L’innocuité, cela signifie : toutes les lois procèdent de ce point fondamental : ne pas nuire. — Le milieu exempt de repos, de vieillesse, de mort (le milieu) exempt de diminution : ce sont des expressions de renonciation du Nirvâṇa.
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