Barbe

Définition et enjeux

Portrait de Eugène Bossard Eugène Bossard,  Gilles de Rais dit Barbe-Bleue (1885)

“ Point d’enfant, point de nourrice, point d’homme même, qui puisse se représenter un Barbe-Bleue avec les traits d’un jeune seigneur aimable et doux, au menton orné d’une élégante barbe noire, ou uni et blanc comme une boule d’ivoire bien poli. Toujours il sera l’homme farouche de nos rêves et de nos jeunes années, à la voix terrible, au cœur dur et froid comme l’acier, aux yeux secs et méchants, à la barbe d’azur sombre, tel enfin que nous l’ont peint les récits du conte et de la légende. ”
Source : Wikisource

Auguste Debay,  Hygiène médicale des cheveux et de la barbe… (1875)

“ La barbe est l'apanage du sexe fort : ornement naturel d'un mâle visage, elle devient indispensable à l'expression physionomique.
Considérée comme auxiliaire de la beauté virile, la barbe accroît ou diminue les proportions du visage, en élargit ou en rétrécit l'ovale ; elle jette ses teintes sur les joues, sur la lèvre supérieure et le menton ; elle protège la peau de ses ombres soyeuses, en augmente
l'éclat et contribue puissamment à la majesté de la face humaine.
”
Source : Gallica

Théodore Princeteau,  Rubriques, férules et bluettes provinciales… (1845)

“ Mais ne m'obligez pas, quand votre barbe pousse, D'en admirer l'effet, si cette barbe est rousse : C'est un vrai contre-sens qu'épargner les rasoirs, Avouez-le, mes beaux, si vos cheveux sont noirs.
Eh! j'en ai vu pourtant de ces toisons carottes, Dont je ne voudrais pas pour essuyer mes bottes.
Par grâce! épilez-vous, plutôt que de souffrir Que ces crins de trompette aillent encor grandir.
Toute barbe de bouc doit être brune ou blonde; Grise, cendrée, ou rouge, elle veut qu'on la tonde.
”
Source : Gallica

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