Augustin Cabanès

Élements biographiques

Augustin Cabanès Grands névropathes

Dostoïevsky disait à celui-là même dont on vient de lire le récit, que ses crises étaient précédées d’une extase enthousiaste ; il ressentait une sensation comme d’euphorie, d’optimisme, « une impulsion à se sacrifier ». Pendant ces instants, il éprouvait « une sensation de bonheur qui n’existe pas dans l’état ordinaire et dont on ne peut se faire aucune idée ». Je sens, disait-il, « une harmonie complète en moi et dans le monde entier et cette sensation est si douce et si forte que pour quelques secondes de cette félicité, on peut donner dix années de sa vie, même sa vie entière ».
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Augustin Cabanès Grands névropathes

Un Oblomov rêve, s’il n’agit point ; il rêve de la gloire d’un conquérant ou d’un artiste, quand il ne pleure pas de pitié sur l’humanité, ou qu’il ne s’indigne pas de l’injustice humaine. Comme Obermann [6] , il pourrait dire : « L’apathie m’est devenue toute naturelle. Il semble que l’idée d’une vie active m’effraye ou m’étonne. Les choses étroites me répugnent et leur habitude m’attache. Les grandes choses me séduisent toujours et ma paresse les craindrait. »
C’est bien d’une maladie de la volonté qu’est atteint Oblomov, c’est-à-dire Gontcharov.
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Augustin Cabanès Chirurgiens et blessés à travers l'histoire…

Dans cette guerre, comme dans les précédentes, on a eu, une fois de plus, la démonstration que, « sur un champ de bataille, la variété et la multiplicité des projectiles, le jeu de la mitraille, produisent à chaque instant un ensemble imprévu de blessures... Ici, plus de règles tracées, tout est à improviser; il faut s'ingénier vite et bien, pour arrêter la vie qui s'échappe à travers la plaie. Sur le théâtre sanglant, il ne suffit pas d'être savant, il faut de plus posséder un coup d'oeil rapide, une intelligence prompte et toujours en éveil 1. »
Source : Gallica

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