Alfred Franklin,
Les ruines de Paris en 4875
“ Ils ignoraient, pourtant, que de richesses, que de merveilles, que de souvenirs gisaient sous ces monceaux de sable, sous cette plaine aride, où ne croît qu’une herbe chétive et jaunie. Ils disent qu’il n’y pleut jamais et que le ciel y reste toujours voilé ; une crainte superstitieuse les empêche d’y mener paître leurs troupeaux, et le plus brave n’oserait s’y aventurer la nuit. Ils racontent que, certains soirs d’orage, la vie semble se réveiller dans ces abîmes. Des myriades de lueurs phosphorescentes rasent le sol, et des bruits confus retentissent dans les entrailles de la terre. ”

