Amans-Alexis Monteil

Élements biographiques

Portrait de Amans-Alexis Monteil Amans-Alexis Monteil,  Histoire agricole de la France… (18..)

“ Mais voilà que la guerre vient subitement frapper à leur porte; elle emmène avec elle les hommes les plus jeunes et les plus robustes. Elle revient, et cette fois sans tambour; elle emmène les bestiaux, prend les grains, le vin, la laine. C'est le temps des assignats. On paye, mais on est payé en cette monnaie. Il n'y a plus, comme disaient les bonnes gens, que de l'argent carré. La Terreur en bonnet rouge accourt. Tout tremble. Le comité de surveillance villageois s'ouvre. Le curé, le seigneur, les plus respectables pères de famille vont mêler leur sang sur l'échafaud de la ville. ”
Source : Gallica

Portrait de Amans-Alexis Monteil Amans-Alexis Monteil,  Histoire de l'industrie française et des gens de métiers… (1872)

“ Malheur des apprentis ! Ils donnent cinq, huit, dix ans à leur maître.
Malheur des maîtres ! Ils ne peuvent avoir qu'un seul apprenti !
Malheur des valets ! Il est grand nombre de métiers où les valets, ceux même qui ont épousé la fille de leur maître, ne peuvent leur succéder, où la maîtrise est rigoureusement héréditaire par succession masculine.
Malheur des valets ! Un valet, s'il ne peut donner la preuve de la plainte qu'il porte contre son maître, est obligé de continuer à demeurer avec lui, de lui payer l'amende, et de lui faire bonne mine.
”
Source : Gallica

Portrait de Amans-Alexis Monteil Amans-Alexis Monteil,  Histoire agricole de la France… (18..)

“ Jamais ce sage berger n'encourt d'amende; toujours son troupeau est rangé sous sa houlette et ne franchit jamais les limites de sa terre. Je dois dire que j'avais deux griffons, deux excellents chiens, dont l'intelligence à ramener les moutons excitait souvent l'admiration du voyageur.
Tous les jours mon bonheur s'accroissait, et, sans un grand loup qui se montra aux environs du village, il aurait duré encore longtemps. Cette méchante bête effraya les bonnes gens. Aussitôt les bergers allument, la nuit, des lanternes de papier, peintes de spectres, pour le faire fuir.
”
Source : Gallica

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