Charrue

Définition et enjeux

Étienne Michel Masse Du romancium occidental, ou Études et recherches historiques et philologiques sur nos origines… (1847-1848)

Une fois inventée, la charrue et l'œuvre qu elle fait eurent besoin d'un nom. Ce nom fut bientôt trouvé. Le soc de la charrue ouvrait devant lui et séparait la terre comme le font des flots impétueux qui tombent du haut des montagnes. Le sillon de la charrue fut comparé à un Ar; ouvrir des sillons s'appela dès-lors Arare, et la charrue elle-même reçut le nom d'Aratrum chez les Latins, qui en prirent le radical, comme tant d'autres, dans le Romancium occidental.
La Raro est encore en provençal le sillon divisoire
laissé ouvert entre deux champs, la raye qui les distingue et les sépare.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Joigneaux Pierre Joigneaux Les champs et les prés (3e édition… (1865)

Il nous reste maintenant à parler de la charrue, ajouta-t-il, de la charrue qui est sans contredit l'instrument le plus nécessaire pour la grande culture. Chaque pays a sa charrue. Celle du Midi n'est pas celle du Nord ; l'une n'a pas d'avant-train, l'autre en a un; celle-ci a les mancherons à la portée d'un enfant de douze ans; chez celle-là, ils se dressent en l'air et ne sont faits que pour des hommes. Mais toutes se ressemblent sous bien des rapports, et toutes ont leur mérite : c'est de coûter moins cher et de valoir quelquefois mieux que certaines charrues perfectionnées.
Source : Gallica

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