André Léo,
Un mariage scandaleux
(1862)
“ Après deux ou trois contredanses, l’orchestre se mit à jouer un bal. C’est une danse du pays. L’homme et la femme, se tenant par les mains, balancent au son d’une musique à mesure très-marquée ; puis ils se séparent, se suivent, se fuient sans se perdre, tantôt balançant, tantôt pirouettant : après s’être rejoints, ils font des passes très-gracieuses et très-vives, la danseuse courant sous le bras du danseur comme sous un cerceau. On se sépare de nouveau, et la danse continue, jusqu’à extinction d’haleine, entre vingt ou trente couples qui se croisent et s’entrelacent à la fois. ”
