Résumé

Jules Gros Paul Soleillet en Afrique, par Jules Gros… (1888)

Au milieu de ces fantastiques terrains, où tout est noir et brillant, l'on est le jouet des mirages les plus surprenants : une pierre d'une teinte différente, un bâton perdu par un caravanier, prennent de loin l'aspect d'un arbre ou d'un chameau. J'y ai vu mes compagnons, eux des Chaamba de naissance, pour qui le désert ne devrait plus avoir d'illusions, trompés tout comme moi, et discuter entre eux pour savoir si les cinq cavaliers qui venaient vers nous, montés sur des mehara, étaient vêtus de noir ou de blanc.
Source : Gallica

Jules Gros Paul Soleillet en Afrique, par Jules Gros… (1888)

« J'étais, dit-il, sur la place, au moment où le sergent Roth s'y présenta à la tête de ses tirailleurs. Paul Soleillet était debout, appuyé contre un des montants de la porte formant l'unique ouverture du magasin qui lui servait de chambre. Il fumait gravement sa pipe ; près de lui étaient, assis deux de ses serviteurs, Samba-Sal et son fidèle Bou-Bakar, portant pendue sur la poitrine la large médaille d'honneur que lui a value sa belle conduite dans l'expédition de l'Adrar.
» L'intrépide voyageur vit arriver cette force armée sans qu'une fibre de son visage décelât la moindre émotion.
Source : Gallica

Jules Gros Paul Soleillet en Afrique, par Jules Gros… (1888)

Aujourd'hui, je n'ai voulu faire aucune halte et je suis cependant obligé, sans avoir aperçu l'oasis d'In-Çalah, dont je me sais tout proche, de camper par une nuit glaciale sur un rocher nu et exposé à tous les vents. Je m'y installe avec mes compagnons ; nous nous étendons à l'abri de nos montures, et nous partageons avec ces pauvres bêtes épuisées nos dernières dattes. Nous sommes, dit Bafou, collés aux rochers comme des sauterelles surprises par le froid.
Source : Gallica

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