Cayor

Définition et enjeux

Portrait de Jules Duval Jules Duval,  Politique coloniale de la France…

“ Au Cayor, le damel ou roi nous craint et nous ménage. Il refuse un asile à notre ennemi Éli, le fils de Guimbotte. Après la délivrance de Médine, il a fait complimenter le gouverneur de notre colonie. Les habitans des villages du Cayor les plus rapprochés de Saint-Louis nous envoient des volontaires pour toutes nos expéditions, subissent notre influence et notre police, et entretiennent avec nos traitans des échanges continuels, sans qu’il en coûte à ces derniers aucune coutume : sur ses sujets, le damel perçoit les taxes de sortie à son gré par ses agens. ”
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Portrait de Jules Duval Jules Duval,  Politique coloniale de la France…

“ Le Cayor, dont la population, plus industrieuse, distribuée en villages rapprochés et considérables, est évaluée à trois cent mille âmes, disséminées sur huit cents lieues carrées, fournit déjà au marché de Saint-Louis la presque totalité de ses arachides et beaucoup de mil ; le tout ne va pas à moins de 8 millions de kilogrammes ou 15,000 tonneaux d’encombrement. L’arachide donne de tels bénéfices, qu’elle y est devenue populaire, nécessaire même. ”
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Charles Cottu,  Revue des Deux Mondes

“ Le Cayor échange des bestiaux, du mil, de la cire, pour de la poudre, du fer, des verroteries, de l’eau-de-vie, du tabac et des armes. A une quinzaine de lieues de Saint-Louis, en allant vers Gorée, commence dans le pays de M’Boro l’active végétation des tropiques ; plusieurs lacs d’eau douce répandent la vie et la fraîcheur au milieu des bois et des prairies environnantes ; de nombreux troupeaux paissent les beaux pâturages que l’humidité des lacs met à l’abri des ravages de l’harmattan, haleine brûlante du désert qui dévore les plantations des habitans. ”
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