Amédée Thierry,
Revue des Deux Mondes
“ Non-seulement Rufin s’y refusa, mais de Milan il se transporta dans Aquilée, dont l’évêque était son ami. Les choses en étaient là, quand une lettre du patriarche d’Alexandrie notifia au pape de Rome qu’un synode par lui convoqué venait de frapper d’anathème la mémoire d’Origène, ses livres, ses doctrines, et tous leurs fauteurs et adhérons. Anastase, piqué d’honneur, réunit aussi un synode à Rome, et l’origénisme fut anathématisé en Occident comme en Orient. Il ne restait plus à Rufin vaincu que la dernière ressource des batailles : prendre son ennemi corps à corps et le perdre avec soi ”
