John Ruskin

Définition et enjeux

Frédéric Harrison John Ruskin

Ardent admirateur des aspirations morales, sociales et artistiques de John Ruskin, je suis connu comme appartenant à une école très différente et comme le disciple d’un maitre qu’il a souvent attaqué. Enthousiaste également de sa magnifique puissance d’expression, je l’ai étudiée de trop près pour ne pas en sentir tous les défauts, toutes les extravagances, et toutes les séductions. Je ne suis ni socialiste ni ploutonomiste ; je puis approuver cependant ses attaques contre notre vie moderne, tout en rejetant les remèdes excessifs qu’il propose.
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Frédéric Harrison John Ruskin

John Ruskin ressemblait un peu au chevalier de La Manche, comme lui il devait apprendre que tout le dévouement d’un chevalier errant, tout le romanesque du Moyen Age, malgré toute leur beauté poétique, ne peuvent, ici-bas et dans notre siècle, avec une tance rouillée et un coursier fourbu, réformer le monde. C’est superbe ; c’est peut-être une noble guerre ; mais il n’y a point là une philosophie sociale qu’on puisse appliquer, ni une religion qu’on puisse pratiquer.
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Frédéric Harrison John Ruskin

Quoi qu’il en soit et, ainsi qu’on le rapporte, que les Ruskin aient été à l’origine des Erskines, ou des Roskeens, ou Rogerkines, ou Roughskins, il est ou du moins il paraît certain qu’en 1781, John Ruskin, le grand-père, un beau et hardi jeune homme de 20 ans, enleva Catherine Tweddale, une brave jeune fille épanouie dans toute la grâce de sa seizième année. Ils vécurent ensemble dans la Vieille Ville d’Édimbourg où ils entretinrent des relations avec une société cultivée et furent intimes avec le Dr Thomas Brown, le métaphysicien, et d’autres personnes de distinction.
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