Résumé

Portrait de John Ruskin John Ruskin "Præterita": souvenirs de jeunesse

Dans le Jura, chacun peut aller où bon lui semble et être heureux partout. Quand j'avais le temps, je grimpais le rocher isolé au nord du village, où sont les ruines d'un vieux château fort et les allées encore à demi tracées de son jardin, pour voir si j'apercevrais à l'horizon les blanches apparitions. Là, dans le clair crépuscule, j'ai revu, d'années en années—et chaque fois ils me semblaient plus admirables—les «derniers rochers» et la calotte du Mont-Blanc, c'est-à-dire autant qu'on en peut apercevoir au delà du dôme du Goûté, de Saint-Martin.
Source : Gutenberg

Portrait de John Ruskin John Ruskin "Præterita": souvenirs de jeunesse

Je m'éveillai d'un lourd sommeil, le matin du 2 juin 1841, dans une toute petite chambre de Lans-le-Bourg, vers six heures du matin; au nord, les aiguilles rouges se détachaient sur le bleu du ciel, l'immense pyramide couverte de neige s'étendait jusqu'à la vallée, nappe éblouissante. Je m'habillai en trois minutes, je courus à l'extrémité du village, je traversai la rivière et je gravis la pente gazonnée qui monte du côté sud jusqu'aux premiers pins.
Je renaissais. La vie s'ouvrait de nouveau devant moi avec tout ce qu'elle a de meilleur: sentiment religieux, amour, admiration, espérance
Source : Gutenberg

Portrait de John Ruskin John Ruskin "Præterita": souvenirs de jeunesse

Eh oui, cher lecteur, la robe de soie et le bonnet de velours nous faisaient beaucoup d'impression, et non seulement à ma mère, mais à moi! À la maison, ce qui avait fait pencher la balance et décidé notre choix, c'était que la robe du commoner n'était que d'étoffe grossière, qu'elle ne formait pas de beaux plis; que ce n'était, en somme, qu'un méchant morceau d'étoffe noire qu'on s'accrochait à l'épaule. N'est-on pas trois fois un homme de robe quand on porte une robe flottante qui tombe avec noblesse?
Source : Gutenberg

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