James Oliver Curwood,
La vallée du silence
“ Il lui semblait que les étoiles étaient descendues plus près de ses chères forêts. La lune se leva tard, telle une splendide reine arrivant sur une scène bien préparée.Kent n’était plus oppressé ni inquiet. L’air de la nuit pénétrait dans ses poumons de plus en plus profondément, et une nouvelle force semblait renaître en lui. Ses yeux et ses oreilles étaient largement attentifs. La colonie dormait ; mais çà et là quelques lumières tremblotaient au bord du fleuve et, par instants, un bruit familier lui arrivait : le tintement d’une chaîne de bateau, l’aboiement d’un chien, le chant d’un coq. ”
