Henri Wallon

Élements biographiques

Henri Wallon,  Richard II, épisode de la rivalité de la France et de l'Angleterre… (1864)

“ « Toi, traître Erpingham, tu es plus faux et plus traître que je ne fus oncques; et par la mort qu'il me convient souffrir, je ne parlerai jamais de nul seigneur ni de nulle créature au monde. Par toi et par le faux traître le comte de Rutland, est détruite la noble chevalerie d'Angleterre. Maudite soit l'heure où vous êtes nés! Je crie merci à Dieu de mes péchés; et toi, traître de Rutland, et toi, faux Erpingham, entre vous deux je vous appelle devant la face de Jésus-Christ, pour la grande trahison qu'entre vous deux avez faite contre notre souverain seigneur le noble roi Richard.» ”
Source : Gallica

Henri Wallon,  De l'esclavage dans les colonies… (1847)

“ Quand la Providence voulut appeler les peuples barbares à la civilisation de Rome, c'est comme maîtres et non comme esclaves qu'elle les y fit entrer.
Il faudra donc retrancher l'antiquité des arguments présentés en faveur de cette institution ; mais dès lors toute la philosophie de l'esclavage a perdu son fondement. L'esclavage n'est plus une loi essentielle de l'organisation de la famille, une condition nécessaire du progrès de l'humanité; il n'a plus rien de providentiel ni de divin; il est tout simpement ce que le sens vulgaire nous le montrait : une usurpation de l'homme par l'homme.
”
Source : Gallica

Henri Wallon,  La Terreur : étude critique sur l'histoire de la Révolution française (1870)

“ Oui, dit M. M. Ternaux, c'est mentir à l'histoire, c'est trahir la sainte cause de l'humanité, c'est déserter les intérêts les plus manifestes de la démocratie, c'est calomnier le peuple, que de prendre pour lui quelques centaines de misérables, n'ayant de français que le nom, d'humain que la figure, allant lâchement chercher une à une leurs victimes dans les cachots de l'Abbaye ou de la Force, les immolant à la face du soleil avec tous les ralfinements d'une froide cruauté, et insultant par d'ignobles ricanements à leur trop lente agonie. ”
Source : Gallica

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