Charles-Aimé Dauban

Élements biographiques

Charles-Aimé Dauban Les prisons de Paris sous la Révolution… (1870)

Je n'éprouvai de ma vie une sensation plus douce. Hélas! depuis ma captivité, j'étais abandonné de la nature entière. Cet ange tutélaire, amie sans faiblesse, bienfaisante sans intérêt, n'avait deviné mes malheurs que par mon silence, et croyant encore pouvoir les adoucir, accourait du fond de sa retraite. Elle reçut avec l'eau infecte que charriait l'égout, les larmes d'attendrissement et de reconnaissance que m'arrachaient ses bontés.
Oh! jamais, non, jamais je n'oublierai mon égout. Chaque jour y ramenait l'amitié, et c'est par lui que la consolation et l'espérance entrèrent dans mon cœur.
Source : Gallica

Charles-Aimé Dauban La démagogie en 1793 à Paris, ou Histoire… (1868)

Lorsqu'il s'agit de sauver l'État, lorsque la France est au moment de sa perte entière, je ne vois que factions, que projets sinistres, que dénonciations, que crimes; je ne vois ni l'amour de la liberté, ni la liberté elle-même; je vois tous les individus prêts à se poignarder et se couvrant mutuellement de boue; je vois partout la honte d'une grande nation, et pour toute ressource l'ingratitude envers vos malheureux généraux, qui depuis un an sacrifient tout, et le désir de les accabler, certainement sans savoir ce qu'on mettra à leur place.
Source : Gallica

Charles-Aimé Dauban Paris en 1794 et en 1795 : histoire de la rue… (1869)

Riches propriétaires, nous ne voulons pas de vos propriétés, de vos personnes ; respectez comme nous les décrets de la Convention nationale, aimez les sans-culottes de la Convention comme nous les aimons, mettez en pratique l'humanité des mœurs et la vertu; riches propriétaires, marchez sous la loi avec nous, ne quittez jamais le sentier de la droiture, abandonnez votre égoïsme, unissez-vous à nous, embrassons-nous, serrons-nous étroitement, et tous les ennemis de la République seront vaincus.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature