Résumé

Charles-Aimé Dauban Paris en 1794 et en 1795 : histoire de la rue… (1869)

Riches propriétaires, nous ne voulons pas de vos propriétés, de vos personnes ; respectez comme nous les décrets de la Convention nationale, aimez les sans-culottes de la Convention comme nous les aimons, mettez en pratique l'humanité des mœurs et la vertu; riches propriétaires, marchez sous la loi avec nous, ne quittez jamais le sentier de la droiture, abandonnez votre égoïsme, unissez-vous à nous, embrassons-nous, serrons-nous étroitement, et tous les ennemis de la République seront vaincus.
Source : Gallica

Charles-Aimé Dauban Paris en 1794 et en 1795 : histoire de la rue… (1869)

Agités par des besoins continuels de déplacement, prétendrons-nous vivre en républicains sous la royauté et en monarchistes sous la République, broyés dans la perpétuelle contradiction des institutions? Nous verra-t-on planter incessamment des arbres de la liberté à la même place, sans penser à leur faire d'abord le sol que réclame leur nature?. — Elle est quelque part, la liberté, non pas à l'état de plante délicate, étouffée entre deux pavés, mais à l'état de géant, dont quatre-vingt-dix ans de vie ont développé les rameaux puissants qui s'étendent sur la moitié d'un monde.
Source : Gallica

Charles-Aimé Dauban Paris en 1794 et en 1795 : histoire de la rue… (1869)

RÉVOLUTION. A côté d'elle se voit debout sur un lit de cadavres, ceint de l'écharpe du représentant, Robespierre, dont la main droite tient un poignard et un rouleau déplié où on lit : FÊTE A L'ETRE SUPRÊME. La main gauche semble s'accrocher au corps d'un adolescent étendu sur les genoux de la figure assise, au moment où il est saisi par la main terrible de la Révolution. La main a pris les cheveux du misérable avec tant de force, que l'épouvante de la mort se lit déjà dans ses yeux égarés , dans sa bouche entr'ouverte, dans les muscles de sa face et de son front déchiré par l'angoisse.
Source : Gallica

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