Maurice Graterolle

Résumé

Maurice Graterolle Robespierre (1758-1794)... (1894)

Robespierre descendit alors, et, s'arrêtant au milieu de la montagne, prononça d'une voix forte cette dernière invocation :
« Être des êtres, nous n'avons point à t'adresser d'injustes prières. Tu connais les créatures sorties de tes mains; leurs besoins n'échappent pas plus à tes regards que leurs plus secrètes pensées. La haine de la mauvaise foi et de la tyrannie brûle dans nos cœurs avec l'amour de la justice et de la patrie ; notre sang coule pour la cause de
l'humanité : voilà notre prière, voilà nos sacrifices, voilà le culte que nous t'offrons. »
Source : Gallica

Maurice Graterolle Robespierre (1758-1794)... (1894)

« Qu'après cela, dit Louis Blanc, Robespierre ait été conduit, sans le savoir, à murer son âme ; que la vie se soit comme glacée dans son coeur; que son amour pour l'humanité ait acquis la rigidité de l'acier, en un mot, qu'il soit devenu l'être abstrait de la
Révolution, c'est assurément un des plus mélancoliques sujets de méditation que puisse fournir l'histoire. »
Le dîner avait lieu en famille chez les Duplay vers sept heures. Robespierre ne manquait jamais d'y assister, à moins qu'il ne fût retenu par quelque séance de la Convention ou du Comité de salut public.
Source : Gallica

Maurice Graterolle Robespierre (1758-1794)... (1894)

Robespierre terminait ainsi son discours :
« Chez un peuple paisible, libre et respecté, au dedans comme au dehors, on pourrait écouter les conseils qu'on vous donne d'être généreux. Mais un peuple à qui l'on dispute encore sa liberté après tant de sacrifices et de combats ; un peuple chez qui les lois ne sont encore inexorables que pour les malheureux; un peuple chez qui les crimes de la tyrannie sont des sujets de dispute, doit désirer qu'on les venge, et la générosité
dont on nous flatte ressemblerait trop à celle d'une société de brigands qui se partagent des dépouilles.
»
Source : Gallica

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