Liévin-Bonaventure Proyart

Liévin-Bonaventure Proyart

Résumé

Portrait de Liévin-Bonaventure Proyart Liévin-Bonaventure Proyart La Vie de Maximilien de Robespierre (1850)

Voilà donc expliquées toutes les réticences de Robespierre. Le peuple, à qui la société devait toute la protection nationale, c'étaient les sans-culottes; les ennemis du peuple, à qui la société ne devait que la mort, c'étaient les bourgeois, les riches et les lettrés. Expliqué en deux mots, son gouvernement était le pillage pour but, et l'assassinat pour moyen.
Saint-Just n'avait que vingt-cinq ans en 1793. Il fut, avec tous les autres révolutionnaires, une exception à cette loi de la nature qui veut que la jeunesse soit vive, audacieuse, turbulente, mais brave, loyale et miséricordieuse.
Source : Gallica

Portrait de Liévin-Bonaventure Proyart Liévin-Bonaventure Proyart La Vie de Maximilien de Robespierre (1850)

Saint-Just ajoutait: « Les révolutions marchent de faiblesse en audace et de crime en vertu... Ce n'est guère que par le glaive que la liberté d'un peuple est fondée... OSEZ! Ce mot renferme toute la politique de notre révolution. »
Robespierre, Marat et Danton, les trois hommes les plus féroces de la révolution, en furent aussi et naturellement les plus lâches. Le courage est toujours clément et miséricordieux. Il n'y avait entre ces trois poltronneries que cette nuance : Danton se sauvait, Marat se cachait et Robespierre chantait sa mort future comme le cygne.
Source : Gallica

Portrait de Liévin-Bonaventure Proyart Liévin-Bonaventure Proyart La Vie de Maximilien de Robespierre (1850)

La plaisanterie chez Robespierre faisait signe au bourreau. Qu'on ne vienne plus me dire : ce fut un homme pieux qui voulut ramener la République, cette bacchante barbouillée de sang, à je ne sais quelle religion. Que m'importe son Etre suprême, ci-devant Dieu, comme on écrivait dans les actes publics ! que m'importe ce culte raboté en un tour de main au fond de la boutique d'un menuisier ! Il n'y a la ni une religion, ni une philosophie, ni une vérité pour les esprits, ni une morale pour les actions.
Source : Gallica

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