Résumé

Joseph Guadet Mémoires sur la Révolution française… (1828)

Ce n'est pas une consolation légère dans nos souffrances, de n'avoir été abandonnés du peuple qu'au moment où sa morale a été entièrement pervertie. On nous a rendu la justice de croire que nous n'aurions pas servi ses passions, contenté ses fureurs, partagé sa soif du pillage et du sang; on nous a rendu la justice de croire que nous ne voulions pas plus de la tyrannie populaire que du despotisme des rois, et qu'avant de détruire ce qu'il y a de plus sacré dans la nature et dans l'état de société, morale, humanité, liberté, il fallait commencer par nous anéantir nous-mêmes !
Source : Gallica

Joseph Guadet Mémoires sur la Révolution française… (1828)

Si, d'un côté, l'on trouvait trop souvent dans l'ambition le mobile de certains députés, si l'on voyait les complots et le crime devenir le mot d'ordre d'une partie de la Convention , on pouvait du moins attendre, de l'autre, « un profond respect pour la dignité de l'homme, pour ses droits et ses devoirs; un amour vrai, constant, inébranlable de l'ordre, de la justice et de la liberté; de la liberté ! mais de celle qui, égale pour tous, sagement ordonnée pour le bonheur de tous, est aussi éloignée de la licence que la vertu l'est du crime (1) .»
Source : Gallica

Joseph Guadet Mémoires sur la Révolution française… (1828)

Je hais le despotisme et le trône, et ne m'inquiète que de ceux qui pourraient les relever.
Louis dans les fers, méprisé ou haï, n'a plus rien de redoutable pour le peuple qu'il a trompé longtemps, et qu'il ne peut plus séduire. Mais je veux que le peuple prononce lui-même sur son sort, afin qu'il défende partout le parti qu'il aura pris: afin qu'aucun ambitieux, aucun ennemi ne puisse tenter un jour de le diviser, de lui inspirer des soupçons ou des regrets, et de le porter à aucune résolution funeste à sa liberté.
Source : Gallica

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