Joseph Guadet, Mémoires sur la Révolution française… (1828)
“ Ce n'est pas une consolation légère dans nos souffrances, de n'avoir été abandonnés du peuple qu'au moment où sa morale a été entièrement pervertie. On nous a rendu la justice de croire que nous n'aurions pas servi ses passions, contenté ses fureurs, partagé sa soif du pillage et du sang; on nous a rendu la justice de croire que nous ne voulions pas plus de la tyrannie populaire que du despotisme des rois, et qu'avant de détruire ce qu'il y a de plus sacré dans la nature et dans l'état de société, morale, humanité, liberté, il fallait commencer par nous anéantir nous-mêmes ! ”
