Jules Michelet,
Œuvres complètes de J. Michelet
“ Si l’émigration eut soif du sang patriote, ce fut du sang des Girondins. Les émigrés, dans leurs furieux pamphlets, savourent d’avance la mort de Brissot, se baignent, en esprit, dans le sang de Vergniaud et de Roland... — La Gironde savait tout cela. Et c’est pour cela, ce semble, qu’elle défendit Louis XVI. Il était chevaleresque, fou peut-être, mais héroïque, de se faire égorger par l’émeute pour sauver le roi, quand on savait parfaitement que la rentrée des royalistes, si elle avait lieu jamais, serait inaugurée par la mort des Girondins. ”
