Eugène Forcade, DES DEVOIRS ET DE LA DÉFENSE DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DEPUIS FÉVRIER
“ Ce sentiment a survécu au régime infernal qui l’a produit. Le Français, pétrifié par la terreur, s’est enfermé dans un égoïsme qui ne lui permet plus de voir que lui-même, le lieu et le moment où il existe : on assassine en cent endroits de la France, n’importe ! car ce n’est pas lui qu’on a pillé ou massacré ; si c’est dans sa rue, à côté de chez lui, qu’on ait commis quelqu’un de ces attentats, qu’importe encore ? Le moment est passé, maintenant tout est tranquille. Il doublera ses verrous et n’y pensera plus. En un mot, tout Français est suffisamment heureux le jour où on ne le tue pas. ”
