Terreur française

Définition et enjeux

Eugène Forcade DES DEVOIRS ET DE LA DÉFENSE DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DEPUIS FÉVRIER

Ce sentiment a survécu au régime infernal qui l’a produit. Le Français, pétrifié par la terreur, s’est enfermé dans un égoïsme qui ne lui permet plus de voir que lui-même, le lieu et le moment où il existe : on assassine en cent endroits de la France, n’importe ! car ce n’est pas lui qu’on a pillé ou massacré ; si c’est dans sa rue, à côté de chez lui, qu’on ait commis quelqu’un de ces attentats, qu’importe encore ? Le moment est passé, maintenant tout est tranquille. Il doublera ses verrous et n’y pensera plus. En un mot, tout Français est suffisamment heureux le jour où on ne le tue pas.
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Le bonhomme Jacques Un rural à la recherche du meilleur gouvernement… (1871)

La terreur est érigée en système, le meurtre en vertu, la dénonciation et la trahison en patriotisme. On noyait, on guillottinait, on égorgeait', on assassinait partout. Chacun s'enfermait chez soi, sans être sûr de voir le lendemain. Ces équarrisseurs de chair humaine se faisaient des vêtements avec la peau de leurs victimes ; deux généraux Beysser et Moulin jeune, portaient des pantalons de peau humaine! La peau humaine servit à relier des livres ! En un mot, l'Enfer régnait sur la France, et on avait collé là-dessus, avec du sang, l'inscription dérisoire : République Française...
Source : Gallica

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