Résumé

Coblentz, Rome et les chambres… (1830)

Tant qu'ils resteront au pouvoir, ils verront planer sur eux le soupçon de vouloir asservir de nouveau les masses au vasselage inique dont elles ont brisé les chaînes ; jamais ils ne parviendront à rassurer la France sur leurs intentions ; jamais ils ne pourront calmer les appréhensions qu'ils inspirent. Leur ténacité à se maintenir au poste où une intrigue, les a placés, prouve trop que pour eux il n'y a ni sagesse, ni générosité, ni grandeur d'ame. Périsse la France et la monarchie plutôt qu'un principe d'absolutisme, plutôt que les intérêts de Coblentz et de Rome : telle est leur devise.
Source : Gallica

Coblentz, Rome et les chambres… (1830)

Comme si la couronne était un avantage aussi éphémère qu'un portefeuille ; comme si le sort des monarchies dans les gouvernements représentatifs, n'était pas lié à l'opinion par les majorités qui font la loi.
Les hommes du 8 août sont usés pour la France actuelle. Une génération d'hommes faits s'est élevée entre la monarchie et les serviteurs exclusifs de la royauté. On n'abolit pas des souvenirs, et le ministère est un souvenir vivant de ce qui n'est plus; son évocation au pouvoir est un mal qui pourrait transformer de tristes regrets en indignation.
Source : Gallica

Coblentz, Rome et les chambres… (1830)

Il était naturel qu'un ministère dont les antécédents, les amitiés, les haines, les désirs, les répugnances, toute la vie politique était une protestation contre le pacte d'alliance qui unit le trône à la nation, inspirât soudain un mouvement d'horreur. C'était le résultat inévitable des passions que sa présence au pouvoir, devait soulever dans tous les coeurs.
Source : Gallica

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