Résumé

Jacques-Charles Bailleul Sur les royalistes de M. le vicomte de Chateaubriand… (1818)

Ce moyen est-il assez infaillible, pour que vous vous broyiez certain de la justesse et de la vérité des observations que vous osez publier, soit que vous révéliez une grande calamité, si vous n'êtes pas trompé; soit que vous vous permettiez un outrage sans exemple comme sans bornes envers la majorité d'une nation et envers son gouvernement, si vos informations sont fausses? N'assumez-vous pas sur votre tête une effrayante responsabilité? La publicité, dans un comme dans autre cas, peut-elle produire autre chose que du mal?
Source : Gallica

Jacques-Charles Bailleul Sur les royalistes de M. le vicomte de Chateaubriand… (1818)

Je crois avoir établi que les royalistes de M. de Châteaubriand ne sont pas des royalistes précisément, parce que, dans tous les temps, ils ont contrevenu à la volonté du Roi, et attaqué ainsi la monarchie ; ils n'ont servi que leurs intérêts, diamétralement opposés à ceux du trône, comme à ceux de la France; et M. de Châteaubriand aurait cent fois plus. de talent qu'on ne lui en suppose, il ne les
justifierait ni devant les contemporains sensés, ni devant la postérité.
Source : Gallica

Jacques-Charles Bailleul Sur les royalistes de M. le vicomte de Chateaubriand… (1818)

France, que, restés sans guident sans boussole, les soupçons, les défiances sont réciproques, et planent sur toutes les têtes; que chacun prenant dans sa tête et dans son coeur la mesure des idées et des sentimens qui doivent le diriger, ne voit qu'un piége dans les plans les plus sages ou les projets les plus hardis, que des traîtres dans les hommes qui lui paraissent ou trop modérés ou trop ardens.
Source : Gallica

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