Résumé

Quelques mots à M. le vicomte de Châteaubriand… (1818)

Voyez jusqu'où l'esprit de parti peut porter la déraison ! Le plus grave reproche que M. de Chateaubriand ait fait au Ministère, c'est de ne s'être pas armé contre les opinions; de n'avoir pas établi, dans chaque département, une inquisition chargée de faire la guerre aux opinions ; il s'indignait de cette tolérance, qui lui paraissait l'indice le plus frappant de la grande conspiration ministérielle. Cependant, lui-même n'est point l'ennemi des opinions; il croit même qu'on peut rencontrer des amis de la monarchie parmi les vieux républicains.
Source : Gallica

Quelques mots à M. le vicomte de Châteaubriand… (1818)

Si tout est paisible au milieu de nous, si la tribune politique est affranchie, si nulle puissance ne peut consacrer l'injustice, si les ressources du crédit ne sont pas audessous des besoins de l'Etat, si la morale publique, si l'instruction, si l'attachement aux lois font des progrès rapides; enfin si l'industrie, le commerce et l'agriculture reçoivent un mouvement salutaire, n'est-ce pas au système politique, approuvé par le Monarque, et suivi par le Ministère, que nous devons la paix intérieure et les avantages qui eu sont les résultats nécessaires ?
Source : Gallica

Quelques mots à M. le vicomte de Châteaubriand… (1818)

Si rien ne marchait paisiblement, serait-ce là un grand sujet de triomphe pour le Ministère? Faut-il pour arriver à la paix commencer par semer le désordre. La révolution n'enfantera que la révolution , phrase à prétention qui ne signifie rien. Les révolutions n'enfantent de révolutions, c'est-à-dire, les troubles ne se perpétuent dans un Etat que lorsqu'un Gouvernement est assez faible ou assez imprudent pour administrer dans les intérêts d'un parti, et non dans les intérêts de la nation. On ne pourrait marcher paisiblement en répaudant les inquiétudes et les alarmes.
Source : Gallica

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