Résumé

Alphonse Pépin De l'Opposition en 1831, par Alphonse Pépin… (1832)

Sommes-nous des hommes ou des enfans? est-ce pour de semblables puérilités que nous avons fait la révolution de 1830? avons-nous combattu pour de telles inepties, qui font rire-de pitié nos voisins d'Angleterre? et ils croient pourtant aimer la liberté, pour le moins autant que nous ! Il faut en convenir, l'opposition est tombée aujourd'hui bien bas, pour en être réduite à ce point d'épier la moindre occasion de faire du scandale; car c'est là tout ce qu'elle veut; l'amour du bien et du juste n'est pour rien dans toutes ses clameurs.
Source : Gallica

Alphonse Pépin De l'Opposition en 1831, par Alphonse Pépin… (1832)

Mais, à entendre les doléances quotidiennes de l'opposition, la modération n'est pas le défaut des hommes aujourd'hui au pouvoir, et ne voyez-vous pas tout le bruit qu'on fait si tôt que le ministère-déploie de la fermeté? Si tôt qu'il parle de faire respecter les lois, l'opposition est là qui crie à l'arbitraire, appelant à la révolte au nom de la liberté.
Ce système, si toutefois c'en est un, qui a la prétention d'éviter les excès du pouvoir populaire aussi bien que les abus du pouvoir royal *, est-il
moeurs. Malheur à ceux que la moquerie détourne de leur chemin !
Source : Gallica

Alphonse Pépin De l'Opposition en 1831, par Alphonse Pépin… (1832)

Et puis, lorsque la Pologne a succombé digne d'un meilleur, l'opposition, dans sa fureur, a voulu s'en prendre au roi, au ministère et à tout le monde, elle a fait des émeutes, et les patriotes, courant les rues, criaient: Vive la Pologne! quand la Pologne était morte; et les brouillons brisaient les réverbères, forçaient les postes, faisaient des barricades, tout cela pour la Pologne qui avait péri! Mais si la Pologne a péri, à qui donc la faute? et qui pourra dire si ce ne sont pas encore les manoeuvres de l'opposition qui ont causé la ruine des braves de Varsovie ?
Source : Gallica

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