Résumé

Jacques-Charles Bailleul Supplément au "Dictionnaire critique du langage politique… (1842)

Il jeta de l'argent aux uns, des dignités des honneurs aux autres; il offrit à tout ce qui avait des prétentions, de la sécurité, des espérances, et tout se soumit. Alors la nation, ces trente-quatre millions d'humains, que le prétendu gouvernement représentatif, ce gouvernement de désordres, de luttes, de passions, d'émeutes, compte pour rien, la nation respira, elle se trouva à l'aise au milieu de ce calme digne et puissant, de cette confiance dans le pouvoir dont, depuis la révolution, elle avait perdu le souvenir et l'idée.
Source : Gallica

Jacques-Charles Bailleul Supplément au "Dictionnaire critique du langage politique… (1842)

Une légitimité est la première condition de la puissance et du pouvoir. Il fallait au même instant reconnaître dans la monarchie, sur la tête du roi, le droit de Dieu sur les sociétés humaines pour l'accomplissement de la justice, et au lieu d'un droit personnel et de famille, le droit de la nation. Ce droit aura d'autant plus de force, qu'aucun des trente-quatre millions d'individus qui la composent, ne pourra l'attaquer sans crime, parce que ce droit est celui de tous et de chacun.
Source : Gallica

Jacques-Charles Bailleul Supplément au "Dictionnaire critique du langage politique… (1842)

Dans cette société forte et bien organisée, je conçois que les hommes qui forment le parti de la liberté opposée au pouvoir sont fiers, portent le front haut, puisqu'ils peuvent impunément braver le pouvoir et les lois. Mais le pouvoir remplit-il mieux sa mission, et ses embarras sont-ils aussi réjouissants pour les trente ou quarante millions d'individus sous les yeux ou aux dépens desquels se passent ces belles choses, et qui n'y ont d'autre part que le mal très réel et inévitable qu'ils en reçoivent.
C'est en peu de mots l'histoire de toute opposition comme de toute liberté mal entendue.
Source : Gallica

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