Résumé

Ch. Her. Richard Aperçu de la Révolution française et des véritables intérêts de la royauté dans l'état actuel des choses… (1820)

La Charte est l'ancre de salut; c'est-elle qui a établi pour nous la véritable liberté ; c'est-elle qui doit nous la garantir pour toujours. La modifier n'est qu'un prétexte; la détruire est le but positif et réel de ceux qui l'attaquent. Persuadons-nous donc de cette vérité: tenons-nous sans cesse sur nos gardes ; et défions-nous sur-tout des discours fallacieux de ceux qui représentent les défenseurs des libertés publiques comme des rebelles, des jacobins, et qui traitent de factieux les pétitionnaires qui demandent à grands cris le maintien intégral de la Charte et de la Loi des élections.
Source : Gallica

Ch. Her. Richard Aperçu de la Révolution française et des véritables intérêts de la royauté dans l'état actuel des choses… (1820)

La royauté légitime, d'après la loi naturelle comme d'après la loi positive, est celle qui est fondée sur les intérêts de tous. La loi naturelle ne recommande point à l'homme l'obéissance passive. Tout, dans son être, découvre sa noble origine, tout lui fait sentir qu'il est né pour la liberté. La loi positive ne diffère pas en cela de la loi naturelle ; et cet axiome, connu de tous les peuples qui ont joui ou jouissent d'un gouvernement fondé sur la raison, salus populi suprema lex (25) , est une des preuves invincibles de cette vérité.
Source : Gallica

Ch. Her. Richard Aperçu de la Révolution française et des véritables intérêts de la royauté dans l'état actuel des choses… (1820)

Il importe donc au gouvernement constitutionnel de répandre de plus en plus, dans la masse du peuple, le culte de cette première vertu politique. Je sais bien que, pour y parvenir, le meilleur expédient est de gouverner, la charte devant les yeux ; mais cela serait insuffisant , si le gouvernement du roi ne donnait encore à la nation un système d'éducation publique en harmonie avec les lois fondamentales, et qui puisse la mettre à-même de les apprécier et de les chérir. En effet, c'est en vain qu'un législateur donnerait à un peuple abruti par un long despotisme les meilleures institutions
Source : Gallica

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