Résumé

Considérations politiques et morales (1820)

Heureusement il n'en est pas ainsi ; toutes les nobles idées de morale, d'égalité, de liberté sont proclamées dans l'Évangile, cette grande charte du genre humain. Ceux qui prostituent les doctrines sacrées, et les font servir à la cupidité dès oppresseurs, à l'ambition des tyrans, sont des impies et des sacriléges. Le clergé espagnol se couvrira de gloire, il donnera une nouvelle force aux institutions religieuses, il en affermira l'empiré; si, toujours fidèle aux vrais principes, il n'emploie son influence que pour servir la cause de la patrie et de la liberté.
Source : Gallica

Considérations politiques et morales (1820)

Quand un gouvernement régulier se permet l'emploi de l'arbitraire, il sacrifie le but de son existence aux mesures qu'il prend pour la conserver. Pourquoi veut-on que l'autorité réprime ceux qui attaqueraient nos propriétés, notre liberté ; on notre vie? pour que ces jouissances nous soient assurées. Mais si notre fortune peut être détruite, notre liberté menacée, notre vie troublée par l'arbitraire, quel bien retirons-nous de la protection de l'autorité? Pourquoi veut-on qu'elle punisse ceux qui conspireraientt contre la constitution de l'état?
Source : Gallica

Considérations politiques et morales (1820)

On a long-temps parlé de l'hostilité des écrivains : rien n'est hostile contre le pouvoir comme le pouvoir lui-même. Lorsqu'il a outragé, dans la discussion du projet sur la liberté individuelle, la justice, la morale et l'humanité, le ministère se portait lui-même un coup fatal ; lorsque, en réclamant là servitude de la presse, l'autorité se jouait du droit de propriété et des garanties accordées par la charte, l'autorité perdait plus qu'elle ne pouvait gagner. Je ne connais que deux espèces de puissance, celle de la force et celle de la raison.
Source : Gallica

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