Galerie (1820)

Résumé

Galerie (1820)

“ Mais avouez, monseigneur, que jamais roi ne fut plus mal compris par ses ministres; sans le vouloir, peut-être, vous avez tracé en deux mots leur acte d'accusation. Est-ce un peuple libre que celui qui se voit ravir toutes ses libertés, qui ne jouit ni de celle des personnes, ni de celle de la pensée, ni même de celle de la plainte? car le droit de pétition sera bientôt confisqué, comme tous les autres, au profit de l'arbitraire.
Voulez-vous savoir au juste, M. le duc, la cause de l'agitation qui regne dans les esprits? Montesquieu vous l'apprendra.
”
Source : Gallica

Galerie (1820)

“ Des faits sont de terribles réponses à des mots.
C'est après que de longs siècles d'esclavage ont pesé sur la France, c'est après que des flots de sang ont coulé au nom d'un Dieu de paix et de miséricorde, que la révolution de 89 distribua les pouvoirs, garantit les droits et consacra les libertés. Celle des cultes est une conquête mémorable que l'intolérance essaiera encore long-temps de nous ravir ; c'est une propriété nationale que la charte garantit comme les autres, mais que le fanatisme, qui se croit injustement dépouillé, veut aussi nous reprendre.
”
Source : Gallica

Galerie (1820)

“ Arrêtez-vous, M. le duc, il en est temps encore ; mesurez l'abîme où une implacable faction entraîne le trône et la France; jugez, voyez la nation telle qu'elle est, et n'en croyez pas seulement les préfets et les procureurs-généraux.
Vous êtes honnête homme, vous êtes Français. Votre noble coeur a saigné, quand un traité, dicté par la force , a compromis notre indépendance. Par tout ce que vous avez de plus cher, je vous en conjure, n'attachez pas votre nom à un système qui menace notre liberté
”
Source : Gallica

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