Alexis Pierron, Histoire de la littérature grecque (1850)
“ Appien n’est pas toujours une médiocre doublure de Polybe et de Plutarque. Sans lui, nous ignorerions une foule de choses. Montesquieu a tiré beaucoup de profit de la lecture d’Appien. Les chapitres d’Appien sur les proscriptions de Sylla, sur celles des triumvirs, ont fourni maint trait énergique au peintre de la grandeur et de la décadence des Romains. Appien n’est pourtant qu’un écrivain assez faible. Les rhéteurs font cas des harangues dont il a parsemé sa narration. Mais on peut dire, en général, que son style a peu de défauts graves et encore moins de remarquables qualités. ”
