Alexis Pierron, Histoire de la littérature grecque (1850)
“ C’est la nature ayant conscience d’elle-même, se possédant par la réflexion, se projetant ensuite au dehors et se manifestant aux yeux. Dans l’Iliade et dans l’Odyssée, l’œuvre est égale à la conception, le réel à l’idéal ; et l’on sent que le poëte, comme Dieu après la création, n’a pas été mécontent de ce qui était sorti de ses mains. Chacun des deux poëmes est une sorte de petit monde, un ensemble harmonieux, où se sont fondus, dans je ne sais quelle mystérieuse unité, pensées, sentiments, images, expressions, tout enfin, jusqu’à l’accent des syllabes, jusqu’au son des mots. ”
