Bernard Jullien, Petit traité de rhétorique et de littérature (1853)
“ Or, un historien n'en doit point avoir d'autre que celle de la vérité ; il est censé n'avoir ni amis, ni ennemis, ni parents, ni patrie. Il n'a rien à prouver ni à détruire; il n'accuse ni ne défend : tout son office est d'exposer la chose comme elle est. Le ton de ce genre d'écrire doit être noble, mais simple, tel que celui de la vérité. Les tours recherchés, les expressions ambitieuses, les pensées brillantes, conviennent plus à un rhéteur qui veut attirer sur lui une partie de l'attention due seulement au sujet. Tout appareil déguise l'histoire plutôt qu'il ne l'embellit. ”
