Louis Denise, Idées et doctrines littéraires du XVIIIe siècle… (1909)
“ VOLTAIRE, Irène, Lettre à l'Académie française. Ce sont les passions qui font l'âme de la tragédie. Par conséquent un héros ne doit point prêcher, et doit peu raisonner. Il faut qu'il sente beaucoup et qu'il agisse. VOLTAIRE, Remarques sur le 1er discours du poème dramatique de Corneille. Vouloir de l'amour dans toutes les tragédies me paraît un goût efféminé ; l'en proscrire toujours est une mauvaise humeur bien déraisonnable... L'amour dans une tragédie n'est pas plus un défaut essentiel que dans l'Enéide ; il n'est à reprendre que quand il est amené mal à propos, ou traité sans art... ”
