Pierre-Sébastien Laurentie,
De l'étude et de l'enseignement des lettres…
(1851)
“ Et même ce qu'on appelle le beau idéal dans les arts, naît évidemment de l'idée que le génie conçoit d'une perfection qui est au-dessus des sens. L'athéisme exclut donc cette idéalité de la poésie, il cloue les arts à la terre, il défend au génie de monter aux cieux ; il lui ferme les sources de l'enthousiasme. Qui dira tous les ravages qu'il porte dans l'esprit de l'homme? Il flétrit tout ce qu'il touche; il déshonore la nature et l'art. C'est ce qu'il faut toujours montrer aux jeunes poètes, afin qu'ils ne soient pas tentés de chercher des inspirations à la source où expire le talent. ”
