Germaine de Staël-Holstein,
De la Littérature, considérée dans ses rapports avec les institutions sociales…
(1799)
“ L'amitié exerce dans leur sein sa plus douce puissance, la parfaite estime animée par le désir l'inexprimable sympathie des ames, la pensée rencontrans la pensée, la volonté prévenant la volonté par une confiance sans bornes. Que leur importe le monde et ses plaisirs et sa folie, chacun des deux n'embrasse-t-il pas, dans l'objet qu'il aime, tout ce que l'imagination peut se créer, tout ce qu'un coeur abandonné à l'espérance pourroit souhaiter ? Ne goûtent-ils pas un charme plus puissant encore que celui de la beauté, ou dans les sentimens, ou dans les traits animés par ces sentimens mêmes ? ”
