Alexandre Rodolphe Vinet, Études sur la Littérature française au XIXe siècle - Tome 1
“ Celui qui écrit ces lignes est sensible, trop sensible peut-être au charme du talent. Il n'admire pas seulement, il aime ceux qui lui procurent, aux dépens de leur repos, de leur bonheur souvent, ces joies de l'intelligence, les plus grandes après celles de la charité. Le génie est comme l'enfant bien aimé de toute l'humanité, qui se sent rajeunir et renaître en lui; et chacun de nous, ravi de ses nobles grâces, veut à son tour le porter et le presser sur son cœur. Chacun de nous se sent pour lui, qui nous domine tous, l'indulgence, la faiblesse d'un père, et tout père frappe à côté. ”
