Pindare

Définition et enjeux

Portrait de Abel-François Villemain Abel-François Villemain,  Essais sur le génie de Pindare

“ Pindare ne divinise pas ces maîtres, dont il aime le stable pouvoir ; il n’adore pas leurs passions, mais la paix de leur règne et cette magnificence qui fait de l’éclat du trône la splendeur du peuple. Sa louange est un conseil de justice et de clémence ; et par là, cette mission du poëte lyrique se rapproche encore de celle du prêtre, dans un autre temps. ”
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Alexis Pierron,  Histoire de la littérature grecque (1850)

“ On y verrait Pindare sous un aspect bien différent de celui où nous sommes accoutumés à envisager le chantre des Hiéron et des Arcésilas. Le ton du poëte n’a plus rien de la gravité dorienne. Pindare se montre à nous avec un enjouement gracieux qu’on chercherait en vain dans les odes triomphales, et qui n’exclut ni les regrets mélancoliques, ni même une légère pointe d’ironie. ”
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L. Vitet,  Pindare et l’Art grec

“ Culte des dieux, culte de la patrie, voilà la poésie de Pindare. L’homme, la personne humaine, n’en est point le sujet, et n’y joue que le moindre rôle. Pindare ne serait pas dorien s’il voyait autre chose dans ses concitoyens qu’un peuple, un corps de nation. Il ne comprend, il ne peint les hommes et les choses que de haut et d’ensemble. Il plane sur la terre et ne l’habite pas. ”
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