Abel-François Villemain

Abel-François Villemain

Résumé

Portrait de Abel-François Villemain Abel-François Villemain Essais sur le génie de Pindare

C’est au sortir du plus célèbre, mais non pas du plus étonnant des poëmes du Dante, que cette lumière apparaîtra le plus souvent à nos yeux. Peut-être deviendra-t-elle parfois monotone, et trop éblouissante pour l’âme qui veut s’en éclairer. Mais, par là même, sous cette voûte resplendissante que le poëte élève au-dessus de vos têtes, vous entendrez mieux la voix de l’admiration et de la foule monter en majestueux accents jusqu’à Dieu. Le Purgatoire du Dante est une aspiration vers le ciel ; le Paradis est l’hymne de reconnaissance de l’imagination, pour un bonheur infini comme son espérance.
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Portrait de Abel-François Villemain Abel-François Villemain Essais sur le génie de Pindare

Plus l’âme se détache des sens pour contempler le juste et le beau, plus elle mériterait de n’entrevoir que l’image de l’idéal divin. C’est là ce qui manque trop à l’amour mystique, par une erreur que ne prévient pas le génie même de sainte Thérèse. Souvent elle retombe sous cette loi des images sensibles, qu’elle voudrait fuir et dédaigner. Son expression trop vive matérialise le type qu’elle adore ; et, sous les noms d’amour et d’époux, le charme d’un culte tout spirituel, pour une beauté toute céleste, disparaît dans le trouble d’une passion qui semble trop humaine.
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Portrait de Abel-François Villemain Abel-François Villemain Essais sur le génie de Pindare

Voyageur chez les humains, tu as plongé jusqu’au Tartare, où la mort tenait sous sa loi des multitudes d’âmes. L’antique Adès a frissonné devant toi, et le chien dévorant s’est retiré du seuil. Et toi, ayant délivré de leurs chaînes des foules d’âmes pieuses, avec ce saint cortége, tu élevais tes hymnes vers Dieu.
Tandis que tu remontais, ô Roi ! devant toi tremblaient les tribus des démons dispersées dans les airs, le chœur immortel des astres était frappé de stupeur, le ciel souriait. À ce sourire, l’Éther, père de l’harmonie, tira de sa lyre à sept cordes le chant triomphal.
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