Victor Duruy,
Revue des Deux Mondes
“ Car ce n’est pas sans cause que les Grecs, autrefois si ardens pour la liberté, sont devenus si dociles à l’esclavage. C’est qu’autrefois, Athéniens, vivait au fond des âmes quelque chose qui n’y est plus ; quelque chose qui a vaincu l’or des Perses, qui a maintenu la Grèce libre, qui l’a fait triompher sur terre et sur mer; quelque chose qui, n’étant plus, n’a laissé que ruine et confusion. Et quelle est donc cette chose toute-puissante? Rien que de simple, et où l’art n’entrait pas. Quiconque recevait l’or d’un tyran, d’un corrupteur de la Grèce, était en horreur à tous. ”
