Victor Duruy,
Revue des Deux Mondes
“ Le Philoctète et l’Œdipe à Colone, écrits par Sophocle dans l’extrême vieillesse, montrent que l’âge n’eut aucune prise sur ce noble esprit et que, jusqu’à la fin, il garda la sérénité de son génie, l’abondance de sa pensée, la douceur de son style qui l’avait fait appeler l’abeille d’Athènes. D’un fonds, en apparence stérile, d’une action ne comportant qu’un petit nombre de personnages, il tire un poème qui va remuer l’âme jusque dans ses profondeurs. Tel est le Philoctète, œuvre simple et pourtant émouvante qui a la nudité d’un beau marbre antique. ”
