Résumé

Louis Genay Étude morale et littéraire sur le Télémaque… (1876)

Le Télémaque de Fénelon a d'autres mœurs, éprouve d'autres sentiments. Il rappelle toujours le duc de Bourgogne. Il a l'orgueil du trône, la dignité et la noblesse qui régnaient à la cour de Versailles. Comme la plupart des héros de Racine, il est amoureux. C'est, sous l'habit grec, un prince moderne, qui est fier du rang où la naissance l'a placé, mais que ramène insensiblement à la modération et à l'humilité le sentiment chrétien, si vif et si général à son époque. Il raisonne avec Mentor sur le gouvernement à la lueur de l'esprit d'un autre âge.
Source : Gallica

Louis Genay Étude morale et littéraire sur le Télémaque… (1876)

Les fautes des peuples et des gouvernements, de même que les fautes des hommes, n'altèrent en rien la vérité première, toujours présente, qui éclaire et qui condamne, qui oblige et qui punit. La politique unie à la morale montre, au-dessus de ce qui est, ce qui doit être; l'alliance de l'une et de l'autre est indispensable au progrès. Elle ne permet pas d'oublier que tout n'est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, que la société ne doit pas trop se complaire dans ses imperfections, et prendre ses maladies pour le signe de la santé.
Source : Gallica

Louis Genay Étude morale et littéraire sur le Télémaque… (1876)

Et quoi de plus propre à nous pénétrer de cette vérité, que les sombres couleurs que répand Fénelon sur le tableau du supplice des rois coupables dans le Tartare, que la riante et sublime peinture de la félicité des rois justes dans les Champs-Elysées?
La morale de Fénelon n'est que l'expression du sentiment qui lui inspire des vœux si constants pour le bonheur des peuples et de l'humanité. Qu'on ne croie pas, du reste, qu'il n'aimât à ce point les hommes que parce qu'il ne les connaissait point.
Source : Gallica

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