François de Fénelon

Résumé

François de Fénelon Oeuvres choisies de Fénelon (7e éd… (1862)

Fuyez, ô mon cher Télémaque, fuyez ces nymphes, qui ne sont si discrètes que pour mieux vous tromper; fuyez les dangers de votre jeunesse; mais surtout fuyez cet enfant que vous ne connoissez pas. C'est l'Amour, que Vénus, sa mère, est venue apporter dans cette île, pour se venger du mépris que vous avez témoigné pour le culte qu'on lui rend à Cythère : il a blessé le cœur de la déesse Calypso ; elle est passionnée pour vous : il a brûlé toutes les nymphes qui l'environnent; vous brûlez vous-même, ô malheureux jeune homme, presque sans le savoir.
Source : Gallica

François de Fénelon Oeuvres choisies de Fénelon (7e éd… (1825)

SOCRATE ET ALCIelADE.
Le bon gouvernement est celui où les citoyens sont, élevés dans le respect des lois, et dans l'amour de la patrie et du genre humain, qui est la grande patrie.
SOCRATE.
Vous voilà devenu bien sage à vos dépens, et aux dépens de tous ceux que vous avez trompés.
Vous pourriez être le digne héros d'une seconde Odyssée; car vous avez vu les mœurs d'un plus grand nombre de peuples dans vos voyages, qu'Ulysse n'en vit dans les siens.
ALCIBIADE.
Ce n'est pas l'expérience qui me manque, mais la sagesse
Source : Gallica

François de Fénelon Oeuvres choisies de Fénelon (7e éd… (1835)

L'éclat qui y est attaché est faux, et ne peut éblouir que des ames vaines. La vie est courte; les grandeurs irritent plus les passions qu'elles ne peuvent les contenter : c'est pour apprendre à me passer de ces faux biens, et non pas pour y parvenir, que je suis venu de si loin. Adieu : je ne songe qu'à retourner dans une vie paisible et retirée, où la sagesse nourrisse mon coeur, et où les espérances qu'on tire de la vertu, pour une autre meilleure vie après la mort, me consolent dans les chagrins de la vieillesse.
Source : Gallica

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