François de Fénelon, Oeuvres choisies de Fénelon (7e éd… (1862)
“ Fuyez, ô mon cher Télémaque, fuyez ces nymphes, qui ne sont si discrètes que pour mieux vous tromper; fuyez les dangers de votre jeunesse; mais surtout fuyez cet enfant que vous ne connoissez pas. C'est l'Amour, que Vénus, sa mère, est venue apporter dans cette île, pour se venger du mépris que vous avez témoigné pour le culte qu'on lui rend à Cythère : il a blessé le cœur de la déesse Calypso ; elle est passionnée pour vous : il a brûlé toutes les nymphes qui l'environnent; vous brûlez vous-même, ô malheureux jeune homme, presque sans le savoir. ”
