“ Je te prédis aussi quelque malheur, Étranger, si tu touches à cet arc, nous te jetterons sur un vaisseau qui t'emmènera chez le roi Échétus, ce fléau des mortels auquel on n'échappe jamais. Allons bois plutôt, et ne lutte point avec des hommes plus jeunes.La prudente Pénélope dit à son tour:—Antinoos, il n'est ni beau ni juste d'insulter l'hôte de Télémaque. Crois-tu que cet étranger, s'il vient à bander l'arc d'Ulysse, m'emmènera dans sa demeure et fera de moi sa femme? Non, cette espérance n'est point dans son cœur. Que rien donc ne trouble la joie de ce festin. ”
Homer
Résumé
L’Odyssée, épopée attribuée à Homère, raconte le retour ardu d’Ulysse (Odysseus) à Ithaque après la guerre de Troie, ponctué de rencontres mythiques et d’épreuves.
Structurée en vingt-quatre chants, elle explore les thèmes de la nostos (retour), de l’hospitalité (xénia) et des conflits humains, autour des personnages de Pénélope, Télémaque et les prétendants. Cette œuvre, fondamentale de la littérature antique, mêle récits épique et réflexions sur le destin, en la plaçant parmi les chefs-d’œuvre universels.
Citations de L'Odyssée (Homer)
“ Ô femme, aucune des mortelles qui sont sur la terre immense ne te vaut, et, certes, ta gloire est parvenue jusqu'au large Ouranos, telle que la gloire d'un roi irréprochable qui, vénérant les dieux, commande à de nombreux et braves guerriers et répand la justice. Et par lui la terre noire produit l'orge et le blé, et les arbres sont lourds de fruits, et les troupeaux multiplient, et la mer donne des poissons, et, sous ses lois équitables, les peuples sont heureux et justes. C'est pourquoi, maintenant, dans ta demeure, demande-moi toutes les autres choses, mais non ma race et ma patrie. ”
“ Je te supplie, Odysseus! Écoute, et prends pitié de moi! Une grande douleur te saisirait plus tard, si tu tuais un aoide qui chante les dieux et les hommes. Je me suis instruit moi-même, et un dieu a mis tous les chants dans mon esprit. Je veux te chanter toi-même comme un dieu, c'est pourquoi, ne m'égorge donc pas. Tèlémakhos, ton cher fils, te dira que ce n'a été ni volontairement, ni par besoin, que je suis venu dans ta demeure pour y chanter après le repas des prétendants. Étant nombreux et plus puissants, ils m'y ont amené de force. ”
