Résumé

Portrait de Homère Homère L’Odyssée/Traduction Séguier

Nestor, de Télémaque ayant saisi la main :
« Cher, tu ne seras point sans force ni prestige,
Puisque déjà les dieux t’escortent en chemin.
De l’Olympe ce n’est quelque autre dignitaire ;
C’est la fille de Zeus, c’est Tritogénia,
Qui pour ton père aimé toujours s’ingénia.
Eh bien, reine, sers-nous ; donne-moi gloire entière,
À moi-même, à mes fils, à ma pure moitié !
Lors je t’immolerai tendre et belle génisse,
Au cou fier, sous le joug non encore plié ;
Je dorerai sa corne, au jour du sacrifice. »
Telle fut sa requête, et Pallas l’entendit.
Source : Wikisource

Portrait de Homère Homère L’Odyssée/Traduction Séguier

Délaissant le cours d’eau de Jupin ruisselant,
J’allai dans un bosquet sur des feuilles m’étendre ;
Un dieu sous ses pavots me tint vite engourdi.
Je dormis enfeuillé, bien triste en mon cœur tendre,
La nuit et le matin, même l’après-midi.
Vers le soir, je rouvris mes paupières pesantes,
Et j’aperçus ta fille, une divinité,
Se mêlant sur la grève aux jeux de ses suivantes.
Je l’implore, et lui trouve un esprit de bonté,
Tel qu’on ne l’attend pas d’une enfant de son âge,
Car toujours la jeunesse agit imprudemment.
Source : Wikisource

Portrait de Homère Homère L’Odyssée/Traduction Séguier

Cher hôte, à mon aveu pardonneras-tu bien ?
Voilà ce qui leur plaît, la danse et la musique.
C’est aisé, quand d’autrui l’on écume le bien,
Le bien d’un trépassé dont le squelette craque
Au vent, en terre ferme, ou roule aux flots trompeurs.
Certes, s’ils le voyaient tout à coup dans Ithaque,
Ils préféreraient tous être habiles coureurs
Que pourvus d’or sonnant, vêtus d’habits de fête.
Mais, je l’ai dit, Ulysse eut un sombre trépas ;
Nous n’avons qu’à gémir, dût la voix d’un prophète
Affirmer son retour : il ne reviendra pas.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature