Le concept de Protée, figure mythologique grecque capable de se transformer à volonté, incarne l'idée d'adaptabilité et de métamorphose. Ce thème a été abordé par divers auteurs, tels qu'Amable Regnault, qui évoque la souplesse d'un génie universel, ou Lucien Biart, qui souligne la difficulté d'identifier Protée sous ses multiples déguisements. Dans Les Deux Gentilshommes de Vérone, Shakespeare utilise le nom de Protée pour illustrer une ambiguïté relationnelle.
D'autres, comme Jacques Lordat, l'appliquent à la tension entre corps et âme, tandis que des réflexions sur l'hygiène, comme celles de Georges Lafosse, le métaphorisent comme une plasticité nécessaire à la santé. Ces approches montrent comment le thème de Protée, à la fois mythologique et symbolique, traverse des domaines aussi variés que la médecine, la morale et la littérature.